Étrange cette plante sans une touche de vert non ? Car oui il s’agit bien d’une plante, mais sans feuilles et sans chlorophylle ! Comment peut-elle vivre sans pratiquer la photosynthèse ? C’est très simple : il s’agit d’une plante parasite !
Il existe environ 5000 espèces de plantes parasites réparties dans 19 familles, soit 2% des Spermaphytes (les plantes à graines). On les retrouve sur tous les continents (excepté l’Antarctique) et tous les milieux (sauf aquatiques). Un parasite (animal ou végétal) est un organisme qui vit et se développe au détriment d’un organisme hôte. Chez les végétaux, il existe deux grands types de parasites : les holoparasites et les hémiparasites. Les premières ont obligatoirement besoin d’un hôte pour vivre car elles ne possèdent pas de chlorophylle. Elles doivent donc nécessairement pomper l’eau, les sels minéraux et les photosynthétats (produits carbonés issus de la photosynthèse) sur une espèce hôte grâce à leurs racines suçoirs. C’est le cas de l’orobanche présentée ici. Les hémiparasites, elles, sont toujours capables de pratiquer la photosynthèse et ne prélèvent donc « que » l’eau et les sels minéraux à leur hôte. Certaines espèces comme le gui sont des hémiparasites obligatoires tandis que d’autres comme le santal peuvent se développer sans plante hôte.
En photo ici, Orobanche sp. photographiée début juillet 2021 à Amilly (45) sur une pelouse calcaire.
- cours sur les plantes parasites à l’université de Rennes 1 par le Dr Malika Ainouche et le Dr Michèle Tarayre
- DUHOUX, Emile et NICOLE, M. Biologie végétale. Association et intéraction chez les plantes. Ed. dunod, 2004, vol. 93, p. 18-80.
- MITSUMASU, Kanako, SETO, Yoshiya, et YOSHIDA, Satoko. Apoplastic interactions between plants and plant root intruders. Frontiers in Plant Science, 2015, vol. 6, p. 617.
- WESTWOOD, James H., YODER, John I., TIMKO, Michael P., et al. The evolution of parasitism in plants. Trends in plant science, 2010, vol. 15, no 4, p. 227-235.


