À quoi reconnaît-on une araignée ?

Comme tous les arachnides (qui incluent aussi les scorpions, opilions, acariens, solifuges, etc), ces dernières possèdent 6 paires d’appendices articulés (2 chélicères + 2 pédipalpes + 8 pattes locomotrices), un corps divisé en 2 tagmes (prosome + opisthosome) et des yeux simples (cf l’article sur l’évolution des yeux). Mais les araignées se distinguent aussi par des caractères anatomiques et morphologiques qui leurs sont propres.

Elles possèdent un segment particulier appelé pédicule abdominal qui relie l’avant et l’arrière du corps, des glandes séricigènes qui produisent de la soie filée par trois paires de filières à l’extrémité de l’opisthosome, et bien sûr les fameuses chélicères modifiées en crochets articulés (et non en pinces comme chez les autres arachnides). Les organes copulateurs mâle et femelle, que sont respectivement les bulbes copulateurs et l’épigyne, sont aussi des structures propres aux araignées.

L’ensemble de ces critères morphologiques sont très bien visibles chez les grosses espèces comme l’épeire frelon (Argiope bruennichi) illustrée ici. Anecdote intéressante : comme de nombreuses araignées actives, celle-ci possède à la fois des poumons et des trachées pour respirer.

  • CANARD, Alain et ROLLARD, Christine, 2015. À la découverte des Araignées. Dunod. ISBN 2-10-072524-6. 
  • CANARD, Alain et YSNEL, Frédéric, 2008. Les araignées. Rennes : Editions Apogée. ISBN 978-2-84398-319-1.
  • ROBERTS, Michael J., 2020. Araignées de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé. Guides Du Naturaliste. ISBN 2-603-02043-9. 

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