Le Blob

Je vous avais récemment présenté un cousin du Blob (Leocarpus fragilis), je vous présente maintenant le véritable Blob : Physarum polycephalum. Ce spécimen, trouvé en forêt de Rambouillet (eh oui on a des blobs sauvages chez nous !), est en train de fructifier, c’est-à-dire qu’il est en pleine phase de reproduction.

Habituellement cet organisme vit dans les tapis de feuilles ou le bois en décomposition, là où il fait toujours sombre, frais et humide. Mais lorsque ses réserves de nourriture s’amenuisent, le Blob quitte la sécurité relative de la litière pour s’exposer au vent et au Soleil. Là, il forme des sporocystes qui produisent les spores, spores qui seront dispersés par le vent. Ces derniers peuvent rester en stase durant plusieurs années, mais si les conditions sont favorables ils libéreront des cellules sexuelles mobiles qui pourront fusionner ensemble et ainsi former un nouveau Blob… Ce qui est plus facile à dire qu’à faire, puisque le Blob possède 720 types de cellules sexuelles différentes (contre 2 chez nous, le spermatozoïde et l’ovule, au cas où vous auriez un doute) et elles ne sont pas toutes compatibles entre elles…

  • Audrey Dussutour, “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander”, Paris, Éditions Équateurs Sciences, avril 2017, 179 p. (ISBN 978-2-84990-498-5)
  • Audrey Dussutour, « Le blob, une cellule géante… et intelligente ! », sur pourlascience.fr, 20 décembre 2017.

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