Un verre à la main, le sourire aux lèvres. Nous sommes le 18 mars dernier, et c’est ainsi que commence le colloque annuel de l’Association Francophone des Soigneurs Animaliers (AFSA), qui se prolongera jusqu’au 21 mars. Chaque édition est accueillie par un parc zoologique différent, c’est cette fois-ci au tour du ZooParc de Beauval de recevoir près de 250 professionnels du secteur animalier. Au programme : des conférences, des temps d’échange, mais également des soirées et des visites guidées. Des moments très diversifiés, aussi riches en émotions qu’en réflexions professionnels pertinentes.
Lundi 18 mars, 19h. Un an est passé depuis le dernier colloque de l’AFSA, et l’édition 2024 débute dans le halle de l’hôtel Les Hauts de Beauval. Pour certains ce sont des retrouvailles, pour d’autres des rencontres. Quoi qu’il en soit, ce pot d’ouverture est l’occasion idéale pour briser la glace, avec un petit jeu organisé entre les participants. La règle est simple : remplir un questionnaire en indiquant les noms d’autres participants correspondant aux affirmations listées. Une solution alors, discuter, faire connaissance !Objectifs. Ceux du colloque sont multiples. Ils font écho à la fonction même de l’association, qui a pour but de faire évoluer les méthodes de soins et de manipulations des animaux sauvages en captivité. C’est dans cette dynamique que le colloque s’insère, en proposant notamment des conférences. Retours d’expérience, techniques d’élevage, programmes de conservation,… 13 intervenants se sont prêté à l’exercice du micro durant ces trois jours.Pas moins de 246 professionnels du secteur animalier se sont réunis au zoo de Beauval cette semaine-là, afin d’enrichir leur connaissances et compétences durant ce colloque. Une foule qui ne semble pas déstabiliser Olivier Marquis, curateur au parc zoologique de Paris, lorsqu’il présente ses résultats d’une mission d’inventaire à Madagascar.Projets de conservation à l’autre bout du monde, medical training avec des girafes, déplacement XXL d’un poisson-scie,… Les présentations ne sont pas toujours en lien avec les spécialités de chacun, mais toutes et tous écoutent avec la plus grande attention les propos des différents conférenciers.Comme chaque année, le parc zoologique qui accueille le colloque organise des visites guidées à destination de ses hôtes. Cette année, nous suivons les soigneurs du ZooParc de Beauval dans les coulisses de l’un des plus grands zoos du monde.Les visites sont l’occasion pour les professionnels d’échanger sur des questions zootechniques concrètes. C’est le cas ici lorsque cette soigneuse présente à un auditoire attentif la façon dont le ZooParc de Beauval reproduit des méduses pour ses aquariums.Professionnels, mais avant tout passionnés. Les membres du colloque profitent également de ces visites pour observer les différentes espèces présentes au zoo. Une curiosité qui semble parfois réciproque, de part et d’autre d’une vitre…Le mardi soir, l’ensemble des convives se réunissent pour une soirée vente aux enchères au dôme de Beauval. Chacun peut enchérir et acquérir un ou plusieurs lots proposés. L’intégralité des bénéfices seront reversés à des associations œuvrant pour la conservation de la faune sauvage.On y trouve des livres dédicacés, des os sculptés, des dessins, des photographies, et bien d’autres objets en tous genres. Une simple règle : chaque lot proposé doit être unique. C’est le cas de ce porc-épic dessiné par Laure Perron, acquis par l’un des invités pour la modique somme de 110€. Au total, cette soirée aura permis de collecter plus de 5 000€ qui permettront de soutenir des projets de conservation en milieu naturel.Outre le noble objectif de cette soirée, soutenir la sauvegarde de la faune sauvage, il s’agit également d’un moment de détente et d’amusement très attendu des participants. Une vente aux enchères peut ainsi rapidement tourner au spectacle lorsque l’un des convives acquiert un lot surprise d’une centaine d’euros… qui s’avère contenir une bouse d’éléphant !Chaque matin les pauses entre les conférences permettent aux différents professionnels de se retrouver et discuter autour d’un café. Des échanges essentiels qui permettent d’approfondir les informations données durant les présentations, mais également d’échanger sur les différents aspects de leurs professions.Les temps de pause entre les conférences sont fort appréciés des commerçants, également présents durant l’évènement. Ces derniers peuvent ainsi retrouver leurs clients habituels ou promouvoir de nouveaux produits. Matériel zootechnique, aliments spécialisés, services de conseils,… Les prestations sont diverses mais toutes destinées aux parcs zoologiques ou éleveurs d’animaux non domestiques.Les stands sont un des outils de communication phare du colloque. Les associations ou vendeurs réunis dans une pièce jouxtant la salle de conférences peuvent ainsi transmettre aisément des informations sur leurs actions ou produits. Ici le stand du Caméléon Center Conservation.Le contraste entre le calme des conférences et l’effervescence des soirées est saisissant. Des souvenirs se créent, des relations se tissent. Ce colloque est non seulement l’occasion de rassembler des professionnels, mais également de passer un moment convivial dans une ambiance festive entre passionnés.Dernier soir, les membres du colloque se rassemblent pour une ultime soirée dansante. Ici il n’est plus question de travail ou de relations professionnelles, et après trois jours riches en émotions et en informations certains se laissent aller sur la piste de danse… Jusqu’au bout de la nuit.
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